L’immobilier a oublié la crise et connaît un très net regain de forme outre-Atlantique

June 19th, 2014   •   no comments   
L’immobilier a oublié la crise et connaît un très net regain de forme outre-Atlantique

On estime à 5.000 le nombre de Belges installés en Floride, et notamment à Miami, où ils investissent dans la brique.
L’immobilier y cartonne.
D’autres villes américaines suivent la tendance.

Investir aux Etats-Unis, une affaire ? Les spécialistes s’accordent à répondre par l’affirmative. Manuel Molina, lui, en est intimement persuadé. Installé outre-Atlantique depuis plusieurs années, cet homme possède différentes casquettes, dont celle de consul honoraire de Belgique à Miami. « De plus en plus de Belges viennent s’installer ici, explique-t-il. On recense environ 2.500 compatriotes dans toute la Floride, plus ceux qui ne sont pas repris dans les listings. Au total, les Belges doivent être 5.000. Les profils sont différents. Beaucoup de gens issus de la communauté juive quittent la Belgique parce qu’ils la considèrent raciste. Nous avons aussi ceux qui veulent changer la vie et les retraités.”

Mais le mouvement s’observe dans les deux sens. « Pour venir à Miami, il faut remplir deux conditions : être actif et/ou avoir les moyens, poursuit Manuel Molina, qui a également été directeur des Amériques pour les Câbleries d’Eupen, collaborateur dans une société de lobbying et co-fondateur d’une banque d’investissement. L’immobilier, que ce soit à Miami ou ailleurs aux Etats-Unis, est fort prisé aujourd’hui car le dollar est bon marché. A ce sujet, Miami est imbattable, même si certains quartiers restent très chers : on trouve un bien proche de la mer à des prix imbattables. »
Et le consul de citer Miami Beach et North Beach, deux zones qui commencent à être très en vue. « Mais à Normandy Island, vous trouverez un appartement deux chambres sur un golf pour 150.000 dollars, dit- il. A Surf Side, plus au nord, vous aurez un studio de 50 m2 à partir de 100.000 dollars ou un une chambre pour 120.000 dollars. Le tout près de la plage… »

La crise des subprimes en 2007-2008 qui a plombé le marché américain ? Un souvenir marquant mais qui est loin aujourd’hui. « Ce fut surtout un grand moment d’opportunités pour les affaires, insiste Manuel Molina. Très peu se vendait. Les opérations qui avaient lieu malgré tout se réalisaient en cash. Des occasions énormes ont été ratées car il fallait être ex- trêmement réactif. Un exemple parmi d’autres : dans Miami downtown, il y avait un immeuble de 100 lofts qui était à vendre pour 8,3 millions de dollars (6,1 millions d’euros), soit 83.000 dollars par loft. C’était moins cher que le prix de construction ! Il y avait aus- si des immeubles dans lesquels des appartements avaient été vendus à 1 million de dollars avant la crise, et d’autres, tout à fait identiques, qui partaient pour 375.000 dollars après 2008… »
A l’époque, il fallait débourser 1,50 dollar pour avoir un euro. Les Européens étaient avantagés mais les in- vestissements étaient tout de même risqués, personne ne pouvant alors dire si le marché allait remonter, et surtout quand. « Mais si le marché a repris, c’est surtout grâce aux Sud-Américains qui ont débarqué ici avec des valises remplies de cash, expose Manuel Molina. Encore aujourd’hui, près de 70 % des biens im-mobiliers à Miami sont achetés au comptant. »

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S’encadrer de professionnels

En six ans, le marché a évolué mais être réactif au moment où l’occasion en or se présente reste le mot d’ordre. C’est pourquoi Manuel Molina a rejoint l’avocat bruxellois Jean-Marc Goossens dans une autre aventure : la constitution d’un fonds d’investissement sous la forme d’une société américaine d’investissements immobiliers. « Un fonds d’investissement est avant tout un investissement financier, explique ce grand spécialiste des USA où il aide ses clients à réaliser des transactions depuis six ans. Il permet à plusieurs petits budgets d’entrer dans la danse. En Belgique, avec 100.000 dollars, on achète un garage à Knokke. Ici, on investit dans une société qui est propriétaire de plusieurs biens. L’investisseur n’a rien à faire et ses risques sont limités car diversifiés. »

Une aventure menée en collaboration avec Hugh Terlinden, un troisième associé basé à Los Angeles. « En 2008, notre clientèle était essentiellement constituée de purs investisseurs prêts à prendre des risques, conclut Jean-Marc Goossens. Aujourd’hui, nous avons de plus en plus de familles qui souhaitent quitter l’Europe parce qu’elles estiment que le Vieux Conti- nent n’est plus un endroit sûr. Investir aux Etats-Unis fait encore peur à certains en raison des législations différentes mais si on s’encadre de professionnels, il n’y a aucun risque. »

Source:
http://www.lesoir.be/576553/article/economie/immo/2014-06-19/l-immobilier-outre-atlantique-connait-un-tres-net-regain-forme#ancre_commentaires

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