A Los Angeles, les prix montent en flèche

June 19th, 2014   •   no comments   
A Los Angeles, les prix montent en flèche

Dans la Cité des anges, les locations se portent à merveille dans un marché où certaines (très) bonnes affaires se chiffrent… en millions.
Sans que ce soit du cinéma…
 
Hugh Terlinden est agent immobilier au sein de l’agence Crescent Realty, à Woodland Hills, le quartier de Los Angeles où il est né il y a 40 ans. De père belge et de mère américaine, il possède les deux passeports et a étudié à la High School de Beverly Hills avant de poursuivre ses études en Belgique, puis à Barcelone.
 
Depuis deux ans, il effectue des transactions immobilières entre la Belgique et Los Angeles où il s’est réinstallé en décembre dernier.
Le marché américain, et particulièrement celui de Los Angeles, Hugh le connaît bien. «Notre agence est spécialisée dans le multifamilial, c’est-à- dire les immeubles avec 5 appartements ou plus, dans le grand Los Angeles, dit-il. Aujourd’hui, les loyers ne cessent de monter et le marché des appartements a la cote car il y a de plus en plus de gens qui n’obtiennent plus de crédit en raison de la frilosité des banques. A Los Angeles, le vide locatif n’existe quasiment pas. »
 
Même s’il n’était pas aux Etats-Unis à l’époque, Hugh Terlinden se souvient de la crise des subprimes. « Ce qu’on appelle le “Inland California” (l’intérieur de la Californie, NDLR) a vu les prix baisser de 50% et parfois davantage mais les quartiers classés “A” de Los Angeles n’ont pas été trop touchés, explique-t- il. Dans des coins comme Beverly Hills ou West Hollywood, par exemple, les prix sont restés plutôt stables mais il n’y avait plus aucune transaction qui était bouclée. Ce qu’on a remarqué, c’est que la location a, quant à elle, gardé le cap. »
Aujourd’hui, on observe une montée en grade d’autres quartiers considérés comme moins en vue jusqu’ici. Une preuve parmi d’autres que l’immobilier au pays de l’oncle Sam a retrouvé des couleurs. « L’arrivée de beaucoup d’investisseurs internationaux permet actuellement à la zone Downtown de se développer très fort, explique l’agent immobilier. On a déjà vu y apparaître l’hôtel Ritz Carlton, ou encore le City Walk, une promenade bordée de restaurants et terrasses autour du Staples Center. Le célèbre hôtel “W” a été construit en 2011. Quant aux immeubles à appartements de luxe, ils poussent comme des champignons. Un appartement de deux chambres démarre à 1 million de dollars… »
 

 
Des quartiers « fatigués » comme Los Filez ou Echo Park, au nord de Sunset Boulevard, suivent cette tendance à la hausse. Bref, en un mot comme en cent, le moment semble idéal pour investir. «Aux investisseurs belges, je dis ceci : “Le moment est idéal mais il ne faut plus traîner!”, jure le Belgo- américain. L’immobilier est clai- rement sur une pente ascendante et les transactions sont reparties à la hausse elles aussi. On le constate au nombre d’appels qu’on reçoit à l’agence. Et à mon avis, les prix continueront à monter jusqu’en 2019-2020… »
Un indice porteur pour l’immobilier : le recul du taux de chômage aux Etats-Unis. « Mais il n’y a pas que ça, insiste Hugh Terlinden. J’ai lu quelque part qu’en 2015, les USA seront le plus grand producteur de pétrole au monde. Apparemment, le pays possède encore de nombreuses ré- serves en sous-sol mais pour l’instant, cela coûte très cher de les extraire. Mais on y arrivera. Les Etats-Unis sont pareils à un petit bateau : ils sont capables de changer très vite de direction… » En attendant, une deuxième vague d’investisseurs chinois est prévue outre-Atlantique, et notamment à Los Angeles. De l’argent frais qui sera le bienvenu pour mener à bien des projets qui n’attendent plus.
 
Chez Crescent Realty, on s’est spécialisé dans le « flipping » (lire par ailleurs), cette technique qui consiste à acheter un bien, le rénover, et le revendre très vite ensuite. Plusieurs avantages: le bien est rafraîchi et prend de la valeur. Si le propriétaire souhaite le garder pour louer ses différentes entités, il peut augmenter les loyers. Et comme la demande est forte, il n’aura aucun mal à trouver des preneurs…
 
Si l’on en croit notre homme, la technique peut rapporter (très) gros. « Entre Downtown et Korea Town, un quartier un peu délaissé enclavé entre deux zones qui marchent très fort, nous avons acheté un immeuble de 18 appartements pour 2,5 millions de dollars, explique notre guide. Nous avons investi 200.000 dollars de travaux, essentiellement pour repeindre la façade et les intérieurs, refaire les appartements, installer de nouvelles toilettes et de nouvelles cuisines et mettre du parquet. Nous l’avons revendu 7 mois plus tard pour 3,4 millions de dollars. Soit, un gain de 700.000 dollars (tout de même 516.000 euros, NDLR). Avant les travaux, les loyers locatifs rapportaient 17.000 dollars par mois. Après, ils ont grimpé à 23.500 dollars. Des exemples comme ceux-là, je pourrais vous en citer beaucoup… »
 
La meilleure affaire, selon Hugh Terlinden, se trouvera du côté de Bel Air, quartier fortuné qui ressemble à s’y méprendre à celui de Beverly Hills. « Une maison y a été achetée pour 4 millions de dollars et le propriétaire est en train d’injecter 3 autres millions dans des travaux de rénovation. Une fois terminée, il la remettra sur le marché de la revente à 10 millions. Ici, plus on a de l’argent et plus on en fabrique ! »
 

Source:
http://www.lesoir.be/576553/article/economie/immo/2014-06-19/l-immobilier-outre-atlantique-connait-un-tres-net-regain-forme#ancre_commentaires

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